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Bonjour | 08/02/2007 19:10 | English Make DC Home page | RSS feed

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Les responsables de la Mission d’observation de l’Onu au Congo (Monuc) ne se sont pas limités à déplorer la tragédie survenue la semaine dernière au Congo, ils viennent de dépêcher sur terrain une équipe d’enquête pour évaluer les dégâts. Les pertes en vies humaines ainsi que les blessés, victimes de derniers incidents survenus au Bas-Congo interpellent toutes les bonnes consciences. Au-delà de sa prise de position sur les événements regrettables survenus au BasCongo, la Monuc a dépêché une équipe humanitaire sur le terrain afin d’en évaluer la situation.

Les experts de la Mission des Nations unies en République démocratique du Congo se trouvent donc depuis le week-end dernier, dans la province du Bas-Congo, selon le porte-parole de la Monuc, Kemal Salki, relayé par Radio Okapi.

L’objectif de cette mission onusienne dans cette partie du pays est d’évaluer la situation sécuritaire sur le terrain, ainsi que les besoins urgents après les événements malheureux de la semaine dernière. Donnant la position de son institution lundi dernier à Radio Okapi, le porte-parole de la Monuc a déclaré : «Nous déplorons les pertes en vies humaines ainsi que le nombre de blessés.

Nous avons appelé les parties en cause à faire preuve de calme et de retenue, notamment dans l’usage de la force. Nous avons rappelé aussi le fait que les forces de sécurité se devaient d’opérer dans la stricte légalité qui régit leur intervention, notamment le principe de proportionnalité». Au-delà de cette prise de position, la Monuc a dépêché une équipe sur le terrain afin de faire l’évaluation.

Equipe multidisciplinaire

D’après Kernal Saiki, il s’agit d’une équipe multidisciplinaire dont la mission a deux volets. Le premier va consister à évaluer la situation sécuritaire et à expliquer les circonstances des incidents. La seconde équipe est chargée de procéder à une évaluation très rapide des besoins humanitaires d’urgence, notamment pour le secours à apporter aux blessés.

Les violentes manifestations du mercredi 31 janvier dernier, ont impliqué le groupe politico-religieux « Bunda Dia Kongo (BDK) » et la Police nationale congolaise (PNC). Le bilan officiel de ces incidents se chiffre à soixante-dix morts et plusieurs blessés.

C’est ainsi que le BDK a organisé le 1er février 2007, une manifestation à Matadi pour «dénoncer la corruption lors des élections sénatoriales et des gouverneurs». Dans le même ordre d’idées, la PNC a mené une perquisition dans une résidence occupée par le leader de BDK, Ne Muanda Nsemi, dans le quartier Soyo. «La PNC avait trouvé et confisqué une centaine de machettes qui y étaient entreposées. Face à la résistance des gardiens de la résidence, la PNC a utilisé des gaz lacrymogènes et du matériel anti-émeute», selon l’officier de l’information publique de la Monuc à Matadi.

Selon une source onusienne, deux véhicules de la Monuc ont été attaqués au chef-lieu de la province du Bas-Congo par des militants du BDK. L’un d’eux s’est éloigné sans encombre du lieu du drame tandis que l’autre a été littéralement incendié. C’est grâce à l’intervention des Casques bleus du bataillon ghanéen que l’ordre a été rétabli.

Les dernières nouvelles en provenance de cette province révèlent que de manière générale, la situation est redevenue calme. Toutefois, les activités journalières suspendues au lendemain de ces incidents ont repris après des journées chaudes dans les trois villes du Bas-Congo : Matadi, Boma et Muanda.

(Th)

EYENGA SANA/Le Potentiel

Last edited: 07/02/2007 16:32:39

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